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Europe : MAE, extradition, Interpol

France et Italie : remises, procédures parallèles et double poursuite

par Massimo Romano3 min de lecturemis à jour le 2026-08-05
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Entre la France et l'Italie ne s'applique pas l'extradition mais le mandat d'arrêt européen, et cela change trois choses : c'est une juridiction qui décide et non le gouvernement, les motifs de refus sont limitativement énumérés, et les délais se comptent en semaines et non en années.

Qui décide en France

Les procédures de remise relèvent de la chambre de l'instruction de la cour d'appel dans le ressort de laquelle la personne a été arrêtée. L'avocat qui mène la remise doit pouvoir y plaider — souvent un avocat différent de celui qui traite l'affaire au fond.

La France arrête sur la notice

C'est le point qui surprend qui planifie un voyage. La France figure parmi les pays qui agissent sur une notice rouge en arrêtant, avant que la moindre demande formelle n'ait été examinée.

Qui a une affaire pendante en Italie et pense qu'une notice pourrait exister doit le vérifier avant d'entrer dans le pays, non après. La voie est dans le guide sur Interpol.

Ce qui est le plus invoqué contre les mandats italiens

La condamnation prononcée par défaut. La juridiction française veut voir soit la notification personnelle, soit la garantie d'un nouveau procès après la remise, et les deux s'établissent avec le dossier italien.

Obtenir ce dossier vite est la part italienne du travail, et c'est elle qui décide de l'issue de la procédure française. Le cadre complet est dans le guide sur le mandat européen.

Procédures dans les deux pays

Cela arrive fréquemment, surtout en matière de stupéfiants, de délits économiques et de trafic maritime : les mêmes faits instruits des deux côtés. Une décision définitive dans un État membre empêche de poursuivre dans un autre les mêmes faits, et ce qui compte est l'identité matérielle, non la qualification juridique.

Il faut l'invoquer, avec la décision étrangère produite et traduite officiellement. Personne ne la relève d'office.

La différence qui pèse le plus

Un Français arrêté en Italie retrouve l'absence de caution qu'il connaît déjà, mais avec un délai bien plus long avant le juge : quatre-vingt-seize heures au lieu des vingt-quatre à quarante-huit de la garde à vue. Le détail est dans le guide sur les mesures conservatoires italiennes.

Frequently asked questions

Y a-t-il extradition entre la France et l'Italie ?

Non : c'est le mandat d'arrêt européen qui s'applique, décidé par une juridiction, avec des motifs limités et des délais de quelques semaines.

Quelle juridiction décide en France ?

La chambre de l'instruction de la cour d'appel dans le ressort de laquelle la personne a été arrêtée.

La France arrête-t-elle sur une notice rouge ?

Oui, elle figure parmi les pays qui agissent sur la notice en arrêtant, avant tout examen d'une demande formelle.

Je suis poursuivi dans les deux pays.

Une décision définitive dans un État membre empêche de poursuivre les mêmes faits dans l'autre, mais il faut l'invoquer avec la décision traduite.

Si un mandat ou une procédure existe des deux côtés

Les deux fronts s'ouvrent la même semaine ou ils ne servent à rien. Le premier contact est gratuit et confidentiel, à toute heure.

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