Détenu en Pologne : 48 heures et 24 pour le tribunal

La Pologne fonctionne en deux blocs. La police peut retenir 48 heures depuis le moment de la privation effective de liberté, et dans ce délai le procureur doit mettre la personne à disposition du tribunal avec une demande d'arrêt. Le tribunal dispose alors de 24 heures de plus. Si l'un des deux délais s'écoule sans décision, la personne doit être libérée.
Le cadre polonais
| Étape | Règle | Source |
|---|---|---|
| Garde à vue | 48 heures depuis la privation effective | Article 41.3 de la Constitution |
| Demande au tribunal | Dans ces 48 heures | Du procureur |
| Décision du tribunal | 24 heures de plus | À défaut, libération obligatoire |
| Arrêt provisoire | Jusqu'à trois mois initialement, prorogeable | Décidé par le tribunal |
| Droit au silence | Refus de répondre sans motiver | Article 175 du code de procédure pénale |
| Étrangers | Mêmes délais, sans distinction |
Les 48 heures courent depuis le moment de la privation effective de liberté, non depuis l'arrivée au commissariat. C'est une distinction qui compte et il vaut mieux noter l'heure soi-même si possible.
Le silence, et pourquoi on l'utilise
Le droit polonais permet à toute personne mise en cause de faire des déclarations ou de refuser de répondre à certaines questions ou à toutes, sans donner de motif. Le silence ne peut pas être traité comme un aveu.
Dans ces premières 48 heures le dossier est vide et le récit donné est ce sur quoi il se construit. Exercer ce droit jusqu'à avoir parlé à un avocat est l'ordinaire et n'est pas considéré comme une obstruction.
Ce qui arrive en Pologne
- Vie nocturne dans les centres-villes : bagarres et plaintes des deux côtés.
- Aéroports : douane, bagages et arrestations sur notice.
- Drogues, avec une loi plus stricte que dans une bonne partie de l'Europe occidentale.
- Conduite après avoir bu, avec un seuil bas et des conséquences sévères.
- Procédures économiques, par la concentration de sièges.
Le compte à rebours, en résumé
Quarante-huit heures depuis la privation effective de liberté, et vingt-quatre de plus pour que le tribunal décide de l'arrêt.
Comment on travaille depuis l'Italie
Seul un avocat inscrit en Pologne peut plaider devant ses juridictions. Ce que le cabinet italien apporte est l'autre moitié : sélectionner et instruire cet avocat, expliquer la position à la famille en français, et mener tout ce qui a un versant italien. Le modèle est dans la note sur la collaboration entre cabinets.
Frequently asked questions
Combien de temps la police polonaise peut-elle me retenir ?
Quarante-huit heures depuis la privation effective de liberté, et le tribunal dispose de vingt-quatre de plus pour décider.
Que se passe-t-il si le délai expire ?
La libération est obligatoire. Si le tribunal ne statue pas dans les vingt-quatre heures, la personne doit être remise en liberté.
Dois-je répondre ?
Non. Vous pouvez refuser de répondre à certaines questions ou à toutes sans donner de motif, et le silence n'est pas traité comme un aveu.
Les règles changent-elles pour un étranger ?
Non. Les délais s'appliquent de la même manière aux nationaux et aux étrangers.
Si cela se passe en ce moment
Le premier contact est gratuit et couvert par le secret professionnel, à toute heure, y compris la nuit et les jours fériés.
